La Gazette des communes a souhaité m’interviewer ce jour à propos de la libération des djihadistes sortant de prisons et le rôle des maires par rapport à ce très grave danger pour nous tous.

S’il ne s’agit en rien et surtout pas de stigmatiser les musulmans pour autant, nous devons faire face à un prosélytisme radical. Monsieur Macron réalise tardivement que les mouvances islamistes radicales veulent gagner du terrain. Il emploi même le terme de « séparatisme islamique ».

Le Maire doit absolument jouer un rôle fondamental dans cette situation grave :
– Il doit être systématiquement informé de la libération de ces djihadistes lorsqu’ils viennent sur leur commune,
– C’est la seule façon pour le maire de mettre en place une politique de prévention, seule compétence du maire en coordination avec la préfecture de police.

Trois outils sont indispensables. Le Maire doit mettre en place un réseau de veille et de prévention :
1. La formation de référents municipaux « radicalisation » pour faire remonter l’information quand des signaux de radicalisation sont détectés. Par exemple : refus de la mixité, éducation à domicile, propos révélateurs, changement définitif de pratique alimentaire…
2. L’état doit avoir une ambition pédagogique plus volontariste en ce qui concerne la laïcité , la citoyenneté et les valeurs de la République. Ce doit être le cas dans nos écoles, nos centres sociaux éducatifs communaux.
3. Former les agents des collectivités communales sur la laïcité, les valeurs de la république et les sensibiliser à partager l’information.

La Cellule de Citoyenneté et de Tranquillité Publique que je défends depuis des années et que j’ai mis en place à Châteaurenard est l’outil indispensable pour que le Maire soit entouré du parquet, des forces de police et de gendarmerie, des travailleurs sociaux et du milieu éducatif afin que nous travaillons beaucoup mieux ensemble.