La Commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée nationale sur la gestion de la crise a rendu ses conclusions, le texte pointe une série de défaillances et de cafouillages (gestion des masques, tests de dépistage, EHPADs, etc …) au plus haut sommet de l’État, que se soit avant, pour des raisons d’économies budgétaires, ou pendant la crise.

Le rapporteur de la commission, Eric Ciotti, a présenté une trentaine de propositions pour contribuer à une meilleure appréhension des crises sanitaires d’ampleur. Cela passe par l’élaboration d’un plan« Pandémie Générique » qui ne soit pas uniquement grippal, mais qui traite toutes les pandémies et qui soit mobilisable rapidement. Il faut aussi créer un nouveau poste, celui d’un ministre délégué,placé auprès du Premier ministre et chargé de l’anticipation des crises sanitaires. Celui-ci disposerait des services du SGDSN (Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale) et de la Sécurité Civile. D’autres mesures sont à prendre au plus vite :
▪️Redéfinir la liste des produits et équipements devant figurer dans les stocks stratégiques
Constituer un stock minimal d’un milliard de masques
▪️Renforcer les liens entre la médecine de ville et la médecine hospitalière
▪️Renforcer les moyens humains et financiers consacrés à la gestion de la réserve sanitaire
▪️Supprimer les autorités régionales de santé et leur départementalisation

Pour éviter que notre système de soins se retrouve une nouvelle fois démuni face à une crise d’ampleur, il faut agir et vite. Cela passe, avant tout, par la restauration de la souveraineté sanitaire de la France.