Hémicycle : Bernard Reynès interpelle le Premier Ministre - Bernard REYNÈS
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Posté le Déc 15, 2016 dans Questions orales au Gouvernement

Hémicycle : Bernard Reynès interpelle le Premier Ministre

Hémicycle : Bernard Reynès interpelle le Premier Ministre

Ce mercredi 14 décembre, le Député Bernard Reynès a interpellé le Premier Ministre Bernard Cazeneuve suite à l’amendement déposé par le Député PS Menucci souhaitant la fusion du Département des Bouches du Rhône et de la Métropole Aix-Marseille. Voici sa question

« Monsieur le Premier Ministre,
Je veux vous alerter sur l’autre France, celle des champs, celle des villages de moins de 5.000 habitants, celle qui dessine 82 % de notre territoire et concerne un français sur quatre, celle surtout qui a construit notre pays et qui est le fondement de notre identité : la France rurale !
Je tiens à vous interpeller aujourd’hui face au danger de plus en plus prégnant de cet acharnement que je qualifierais d’indécent à vouloir de gré mais surtout de force l’intégrer dans ces métropoles, ces fameuses « monstropoles », au mépris de tout respect d’une histoire propre.
J’en veux pour preuve l’amendement de deux députés de votre majorité, déposé et adopté en commission des lois il y a une semaine, qui veut ouvrir la réflexion sur l’opportunité de la fusion du département des Bouches du Rhône avec la métropole Aix-Marseille !!
Je note par ailleurs que l’encre des lois MAPTAM et NOTRe n’est pas encore sèche que déjà on change la règle alors que les maires ruraux ne les ont pas encore assimilées.
La ruralité, Monsieur le Premier Ministre, ne nous cachons pas la vérité : c’est la France qui souffre, ce sont les agriculteurs qui n’en peuvent plus et qui se suicident, ce sont les petits commerces qui ferment, les centres de villages qui se vident, des personnes âgées qui se retrouvent seules, sans même pouvoir se soigner, et qui, par dignité, n’osent même pas faire appel aux restaurants du cœur !
Alors, face à un tel sentiment d’abandon, ne vous étonnez pas que la tentation populiste et le vote extrême prospèrent sur tous ces territoires.
Enfin, quand l’Etat investit plus de 40 milliards d’euros dans les banlieues, il n’y a rien pour les zones rurales.
Aussi, Monsieur le Premier Ministre, ma question est simple : Jusqu’à quand va-t-on laisser mourir la ruralité ? Et quels moyens comptez-vous mettre en œuvre pour protéger et assurer l’avenir du monde rural ? »

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