Discours de Bernard REYNES lors du Congrès du district Sud Est du Lions Club - Bernard REYNÈS
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Posté le Avr 20, 2015 dans Discours, Documents – Discours

Discours de Bernard REYNES lors du Congrès du district Sud Est du Lions Club

Congrès du District Est du Lions Club

Samedi 18 avril – Saint Rémy de Provence

Messieurs les Maires,

Monsieur le Gouverneur du District Sud-Est du Lions Club,

Chers Lions,

Mesdames et Messieurs,

C’est avec beaucoup de plaisir que je suis là aujourd’hui.

Je ne suis surtout pas venu par politesse à l’invitation qui m’a été faite.

Je suis aussi et surtout présent à vos côtés par conviction. Des convictions vis-à-vis de ce que vous entreprenez tous, vous qui vous engagez au service de valeurs, dont la première est l’altruisme.

L’altruisme dans sa dimension humaine, en ce qu’il fait appel à ce que nous avons de plus beau : notre générosité, et dans sa dimension sociale aussi, en ce qu’il permet à nos concitoyens d’avancer ensemble, de former une société unie et solidaire.

Mais c’est sur la notion d’engagement que je voudrais insister.

L’engagement en général, et plus particulièrement le vôtre, est une valeur essentielle qu’il convient d’honorer.

Dans une époque où l’on sent que la société hésite, qu’elle est en perte de repère, l’on assiste trop souvent de la part de nos concitoyens à la tentation d’un individualisme forcené.

Je le constate déjà beaucoup chez les jeunes.

Je fais de nombreuses interventions dans les écoles et les collèges sur ce thème de l’engagement, en expliquant aux plus jeunes qu’il est indissociable de la notion de citoyenneté, qui ne peut être résumée à un comportement d’électeurs clients mais à une responsabilité citoyenne dont l’engagement est une des premières vertus.

Engagement quel que soit l’opinion politique !

Engagement à quelque niveau que ce soit, et je pense aussi à la vie associative, syndicale ou politique.

Et j’ai bien peur que ce soit notre génération qui n’ait pas su donner à cette nouvelle génération le goût de l’engagement. Avons-nous été une génération de la désillusion ? Du post mai 68, dont certains excès universalistes (la paix au Vietnam) et ses échecs ont, par contre-coup, induit un réflexe totalement opposé qui est le repli sur soi ?

Malgré tout, certains portent encore haut ce flambeau de l’engagement et vous en êtes l’exemple. Et très franchement, je ne crois pas que vous êtes les derniers représentants de cette vocation à donner de soi.

Au contraire, c’est à partir de ce dernier carré de gens engagés que la reconquête des vertus du dévouement, du service rendu, de l’intérêt collectif et de la solidarité va renaître.

Vous comprenez mieux à travers mes propos tout l’intérêt que je porte à votre démarche et tout le soutien que j’espère y apporter comme l’ensemble des élus ici présents.

Finalement, votre engagement au service de l’autre n’est pas seulement indispensable en terme de solidarité. Il l’est aussi en terme d’exemplarité !

Car vous créez des vocations ! Car vous continuez à prouver que le repli sur soi ne peut mener qu’à une impasse et que la recherche d’un bonheur individuel et parfaitement égotique est totalement vaine.

Je pense aussi que le don de soi apporte une ouverture d’esprit qui est indispensable pour comprendre notre époque et éviter toute forme de crispation.

En effet, un des maux de notre époque c’est une espèce de paresse intellectuelle qui fait que les « y a qu’à faut qu’on ! » tiennent parfois, souvent, le haut du pavé et participent, hélas, de l’opinion publique.

Ces simplificateurs souvent démagogiques sont d’ailleurs rarement des gens qui s’engagent. Ils sont dans la critique systématique, même de ceux qui s’impliquent. Et ce discours, finalement, leur sert d’alibi pour simplement ne rien faire !

Et c’est un autre point sur lequel je tiens à vous féliciter !

Il faut du courage pour s’engager. Du courage et beaucoup d’abnégation !

Et si, bien sûr, aucun d’entre vous n’est à l’abri de désillusions passagères, l’essentiel nous prouve que vous savez donner du sens à votre action ; qu’elle relève d’une cohérence globale de notre propre existence et du sens que nous essayons de lui donner.

Je viens donc saluer ce matin ce qu’on pourrait appeler des femmes et des hommes de bonne volonté. Ceux que l’on appelait au XIXème siècle « les honnêtes hommes » !

Je voudrais vous témoigner de tout mon respect et de cette certitude que, chacun amenant sa propre pierre, le monde que nous essayons toujours de construire sera chaque jour un peu meilleur. Et que nous tenterons tous d’y apporter notre contribution !

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