Mesdames, Messieurs,
Mes cher(e)s ami(e)s,

C’est un grand bonheur, grâce à vous tous, d’avoir remporté cette élection législative avec un score aussi impressionnant ! C’est aussi beaucoup d’émotion..
Une émotion qui m’a submergé, dimanche soir, quand j’ai pu constater ce sursaut des uns et des autres pour ma réélection. J’y ai vu un message de reconnaissance et d’amitié. C’est du reste exactement ce que j’éprouve à votre égard à tous actuellement.
Mes premiers remerciements vont à toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés sans arrêt, malgré la canicule, pour distribuer journaux, tracts, lettres. Cette magnifique victoire est aussi la leur !
Mais, je tire deux leçons de cette élection…
D’abord, ce succès n’est pas celui des Républicains. Beaucoup d’entre vous qui ne partagent pas mes convictions politiques m’ont rejoint et c’est pour moi un devoir de vous le rendre ! Je veux vous associer totalement à ma victoire. Je veux vous représenter et il faut absolument nous rapprocher désormais les uns des autres.
Ensuite, je tire le constat qu’on ne peut plus continuer à faire de la politique comme avant. J’ai entendu votre scepticisme, votre colère et parfois votre dégoût… La refondation des Républicains est indispensable pour recréer un vrai parti populaire capable de s’adresser à chacun.
Je vous le dis : votre colère sera la mienne à Paris pour que cette refondation se mette en place et qu’enfin on écoute plus la province et moins les élites parisiennes.
Comme je l’avais dit pendant la campagne, je ne ferai en rien une opposition frontale : toutes les réformes économiques qui pourraient libérer les entreprises, les agriculteurs, les commerçants, les artisans, je les voterai sans état d’âme. Par contre, je serai intransigeant sur l’immigration, la sécurité, le communautarisme ou la laïcité, autant de sujets qui restent une préoccupation majeure pour nos concitoyens !
Encore, un grand merci à vous tous ! J’ai encore plus besoin de vous pour assumer ces changements majeurs dont le pays a tant besoin.
Très sincèrement,

Bernard REYNES